Comment concilier travail en hauteur et sécurité

Comment concilier travail en hauteur et sécurité ?

 

À l’instar de bien d’autres professionnels, les employés en génie civil ou en BTP sont amenés à travailler en hauteur, ce qui les expose naturellement à des risques évidents. Il faut préciser que jusqu’en 2004, toutes tâches effectuées à partir de trois mètres étaient considérées comme un travail en hauteur. Le danger croît avec l’altitude, et il est primordial pour les professionnels qui exercent dans les métiers concernés, de prendre des dispositions idoines pour être efficaces, tout en minimisant les risques de chutes ou d’incidents.

Travail en hauteur et chutes : quelle fréquence ?

Le Code du travail impose à l’établissement chargé de la sécurité et de la santé des salariés de réaliser des évaluations de risques pour tous les travaux qui exigent des prestations en hauteur. À la suite des analyses requises, il est indispensable de préconiser des mesures adéquates pour offrir aux travailleurs des conditions qui garantissent une relative sécurité. Ceci est d’autant plus important que les statistiques liées aux accidents de travail dans les BTP soulignent des incidents réguliers sur les chantiers concernés par ce type de travaux. En effet, selon les données du conservatoire national des arts et métiers (CNAM), 47877 accidents subis en hauteur ont été déclarés en 2016, avec à la clé 26 décès. Plus récemment, la confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) a fait un constat plus alarmant. Elle évoque 6 chutes de hauteur graves, dont 3 mortelles, en juin 2020, uniquement dans les Hauts-de-France.

Les mesures sécuritaires

Les articles L4121-1 à 5 du Code du travail exigent de l’employeur des mesures de sécurité collectives. Ce sont des principes généraux qui concernent également les employés en BTP. Dans ce cadre, des outils comme la nacelle permettent aux professionnels de travailler le cœur tranquille. Pour bien des artisans, la Location nacelle s’érige ainsi comme une solution de choix pour des prestations ponctuelles nécessitant des interventions en hauteur. L’usage d’équipement de protection individuelle adéquat renforce le dispositif préventif et protège les travailleurs. Les responsables en entreprise doivent pour cela se doter d’équipements adéquats et de qualité ; l’option de la location pouvant se révéler salutaire dans certains cas. Les services d’entretien des bâtiments sont également concernés par ces mesures de sécurité indispensables. Par exemple, pour le cas des couvreurs de bâtiments ou des vitriers, l’installation de garde-corps autoportants préalablement à l’accomplissement de tâches en hauteur peut aider sensiblement à réduire les risques de chutes.

Précautions contre les chutes de hauteur : des réflexes à adopter

En plus des dispositions prises par l’entreprise, l’employé doit également se montrer vigilant. Dans cette optique, il lui revient d’optimiser sa sécurité à travers une bonne hygiène de vie et des gestes réflexes. Proscrire la cigarette et l’alcool est un point capital sur les chantiers de travail en hauteur. Pourtant, l’état d’ébriété constitue un facteur de risque. Ainsi, ceux-ci perdent leur lucidité et pourraient chuter en raison d’éventuels vertiges. Le respect du mode d’emploi de chaque équipement est également primordial (poids maximal que peut supporter le matériel, précisions sur les conditions d’utilisation, etc.).