Comment optimiser l’organisation d’un chantier ?

Comment optimiser l’organisation d’un chantier ?

Au-delà des compétences techniques d’une entreprise BTP, sa bonne organisation détermine son efficacité sur les chantiers. Raison pour laquelle les constructeurs doivent miser sur une gestion méthodique des travaux. Celle-ci se décline en des phases théoriques et pratiques qui garantissent une livraison à bonne date. Quelles sont-elles et comment les aborder ? Point sur les règles fondamentales d’un chantier réussi.

Inventorier les outils nécessaires

L’exécution d’un chantier de construction de bâtiment se subdivise en trois grandes parties : le gros œuvre, le second œuvre et la finition. La première catégorie englobe tous les travaux et expertises relatifs à la structure du futur immeuble. Il s’agit entre autres du terrassement qui est un préalable au démarrage effectif du projet. Dans cette optique, la PME peut décider de la location d’engin de chantier avec chauffeur expérimenté, pour exécuter cette tâche. À cela s’ajoutent les différentes études de sol, afin d’assurer une bonne stabilité à la bâtisse.

La seconde catégorie concerne les travaux d’isolation et autres menuiseries. À cette étape, les ouvriers procèdent au revêtement des murs, du sol, à la pose des fermetures et toiture. La dernière partie est relative à la finition. Par ailleurs, la réalisation de toutes ces tâches nécessite des outils performants. Ainsi, hormis le matériel roulant, le responsable du projet doit alors répertorier tous les instruments indispensables. Il garantit ensuite leur disponibilité et surtout leur bon état, une fois le contrat signé avec le client. Car, une défaillance des outils peut retarder la livraison du chantier.

Planifier les tâches à exécuter

L’ordonnancement des tâches est primordial pour la réussite d’un chantier de construction. Cette stratégie optimise la répartition des rôles et surtout définit le chronogramme du déroulement des travaux. En réalité, cette solution consiste à identifier les tâches prioritaires et celles qui peuvent être accomplies concomitamment. La programmation étant disponible, le chef chantier peut alors affecter un contrôleur à chaque tâche. Leur rôle sera par exemple de superviser l’installation du matériel de travail, l’excavation, la réalisation du béton pour les fondations, l’élévation des murs, etc. Ces derniers seront quant à eux sous la direction d’un superviseur général. En résumé, le chantier doit être orchestré de sorte à favoriser un travail harmonieux.

Prévoir des dispositifs de sécurité et d’hygiène au travail

La question de la sécurité au travail est plus préoccupante dans le secteur du BTP en raison des nombreux cas d’accidents qui y sont recensés. Le cas échéant, le chantier sera suspendu et l’entreprise ne pourra plus honorer ses engagements. Afin d’éviter de telles déconvenues, l’employeur doit d’abord doter ses ouvriers des EPI. Ensuite, les mesures sécuritaires comme les échafaudages et le l’usage des chariots élévateurs sont indispensables.

En outre, pour plus d’hygiène au travail,  les articles R 4228-1 et 2 du Code du travail exigent des installations sanitaires sur les chantiers de longue durée notamment. Par ailleurs, ces mesures légales ne sont plus les seules en vigueur sur les chantiers de construction. En effet, en raison de la pandémie liée à la Covid19, l’Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP) a élaboré un guide sur les règles sanitaires. De ce fait, le chef d’entreprise doit aussi organiser son chantier en fonction de celles-ci afin de ne pas se faire pénaliser en cas d’inspection de travail.