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Présentation de nos coachs de la région : Blog développement durable

60% des émissions générées sur la durée du vie du bâtiment sont liées à la construction (et particulièrement aux matériaux) et 40% à l’exploitation.1 L’exploitation d’un bâtiment correspond à sa phase d’utilisation, incluant ainsi sa gestion quotidienne, de son utilisation à la gestion des consommations, en passant par l’entretien, dont les occupants sont directement responsables.

Les écogestes au quotidien : chaque geste compte

L’impact environnemental de nos foyers est non négligeable. En adoptant quelques gestes simples au quotidien, nous pouvons réduire notre consommation d’énergie, d’eau et de ressources naturelles, tout en diminuant notre production de déchets.2 3 Des actions qui concourent aussi à réduire nos dépenses.

12 écogestes à intégrer à nos habitudes

Quelques gestes simples peuvent être rappelés lors des interventions, en fonction du type d’intervention réalisé :

1- Baisser le chauffage de 1 °C permet de réduire de 7 % les consommations de chauffage.

La température moyenne idéale est de 19 °C à l’intérieur du logement.

2- Installer un thermostat programmable pour moduler la température des pièces en fonction des besoins (jour/nuit, absences…) permet de réaliser jusqu’à 15 % d’économie de chauffage

3- Limiter les échanges thermiques avec l’extérieur :

En hiver : fermer les volets et tirer les rideaux la nuit, fermer les portes des pièces peu chauffées, placer un boudin au bas de la porte d’entrée, isoler la porte vers le sous-sol ou la cave mais ne jamais boucher les grilles d’aération ;

En été : fermer les fenêtres et les volets et tirer les rideaux la journée

4- En hiver, laisser la chaleur se diffuser dans la pièce pour un confort sans surchauffe : éviter de recouvrir les radiateurs et de faire pendre les rideaux devant, purger régulièrement les radiateurs pour qu’ils transmettent mieux la chaleur.

5- Rafraîchir votre logement sans climatisation en aérant le plus possible aux heures fraîches (nuit et petit matin). Créer un courant d’air en ouvrant des deux côtés d’un logement traversant et/ou en bas et en haut d’un logement à étages afin d’évacuer un maximum de chaleur. Utiliser un ventilateur mobile ou installer un ventilateur de plafond pour gagner en confort.

6- Limiter la consommation d’électricité de la climatisation : écarter l’achat de climatiseur mobile (jusqu’à 2,5 fois plus énergivore qu’un fixe), lancer la clim’ uniquement si la température de la pièce dépasse 26 °C, régler la température de consigne à 26 °C (au lieu de 22 °C) pour consommer deux fois moins, réaliser l’entretien obligatoire tous les 2 ans si l’appareil a une puissance de plus de 4kW.

7- Diminuer la consommation d’eau chaude : entourer le ballon d’eau chaude et les tuyaux avec un isolant, régler la température du chauffe-eau à 55 °C, installer des réducteurs de débits sur les robinets et dans la douche, éviter les bains, prendre sa douche sans dépasser le temps d’une chanson.

8- Laver le linge et la vaisselle sans trop consommer : laver à 30 °C (c’est 3 fois moins d’énergie consommée qu’un lavage à 90 °C), essorer le linge au maximum avant de le mettre au sèche-linge pour raccourcir le temps de séchage, privilégier le programme Eco du lave-vaisselle (c’est jusqu’à 45 % moins d’électricité qu’un programme intensif), éviter de faire tourner les appareils s’ils ne sont pas complètement remplis.

9- Supprimer les petits gaspillages d’énergie : éteindre la lumière en quittant une pièce, éteindre complètement les appareils électriques et électroniques plutôt que de les laisser en veille, c’est jusqu’à 10 % d’économies d’électricité (hors chauffage et eau chaude).

10- Adopter le numérique responsable : activer le mode économies d’énergie sur l’ordinateur et le smartphone, éteindre complètement l’ordinateur, la télévision, la console de jeu, la TV, le boîtier TV… quand ils sont inutilisés, et la box avant d’aller dormir, diminuer la résolution des vidéos regardées en streaming, faire le ménage dans les photos et les données stockées dans le cloud.

11- Cuisiner économe : couvrir les casseroles pour raccourcir le temps de cuisson et économiser 25 % d’électricité ou de gaz, couper les plaques électriques un peu avant la fin de la cuisson, éviter d’ouvrir trop souvent la porte du four pour vérifier la cuisson, si le nettoyage à la main ne suffit pas, démarrer la pyrolyse après une cuisson (le four est déjà chaud).

12- Entretenir sa chaudière : c’est obligatoire tous les ans et une chaudière mal entretenue, c’est une surconsommation de 10 à 12 %.

Pour aller plus loin :

« 100 éco gestes pour réduire efficacement ses consommations d’énergie et d’eau à la maison » – LE CLER – 2021 – https://cler.org/wp-content/uploads/2021/01/Guide-100-e%CC%81cogestes-De%CC%81clics_planches.pdf

1 https://www.batiment-biosource.fr/presentations-et-labels/les-10-avantages-de-construire-en-biosource/

2 https://librairie.ademe.fr/ged/7440/10-gestes-economies-energie-chez-soi.pdf

3 https://librairie.ademe.fr/ged/7962/10-gestes-economie-energie-ete-maison-voiture.pdf

 

La transition écologique est un enjeu majeur qui touche tous les secteurs. Pour accompagner la montée en compétences des professionnels, comme les artisans, dans cette démarche, de nombreuses formations et certifications sont proposées. Ces dispositifs permettent d’acquérir les compétences nécessaires pour adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement et ainsi répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus sensibilisée.

La formation : une étape clé

De plus en plus de particuliers et de professionnels recherchent des artisans engagés dans une démarche éco-responsable. La transition écologique peut être un véritable atout commercial et permettre de se différencier de la concurrence. De plus, certains dispositifs de financement sont conditionnés au recours au professionnels RGE. Mais cela vous permet aussi de contribuer à la préservation de l’environnement en adoptant des pratiques plus durables.

La certification RGE : un indispensable

Le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est attribué aux professionnels du bâtiment qui réalisent des travaux de rénovation énergétique. Cette certification garantit que les entreprises et les artisans qui la détiennent possèdent les compétences et les qualifications nécessaires pour mener à bien des travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, tout en respectant les normes environnementales en vigueur. Cette qualification est indispensable pour bénéficier des aides financières de l’État pour les travaux de rénovation énergétique. La formation de référence en matière d’efficacité énergétique RGE est la FEEBAT.

L’annuaire des professionnels RGE est mis à disposition par l’État : https://france-renov.gouv.fr/annuaires-professionnels/artisan-rge-architecte

Pour en savoir plus :

sur les qualifications et certifications RGE nécessaires depuis 2022 : https://librairie.ademe.fr/urbanisme-et-batiment/5651-quelles-qualifications-et-certifications-rge-pour-quels-travaux-depuis-2022-.html

sur l’obtention du label : https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F32251

Où trouver des formations ?

Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) : Les CMA proposent de nombreuses formations adaptées aux besoins des artisans, souvent en partenariat avec des organismes de formation spécialisés.

Organismes de formation spécialisés : de nombreux organismes proposent des formations spécifiques à la transition écologique, comme : l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie)

https://www.mooc-batiment-durable.fr/fr/

FEEBAT – Formations à la rénovation énergétique dans le bâtiment – Entreprises et les artisans

https://www.feebat.org/formations/modules-de-formation-batiment-feebat/

CSTB

https://www.cstb.fr/nos-offres/toutes-nos-offres?needs=74&ctgs=Transition%20%C3%A9cologique

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à contacter votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat ou à consulter les sites internet des organismes de formation spécialisés.

 

 

Le secteur du bâtiment est un gros émetteur de gaz à effet de serre (GES). Si l’on pense souvent aux émissions liées à la construction et à l’utilisation des bâtiments, les « déchets » de chantier représentent également une part significative de cet impact.

Le BTP produit à lui seul 240 millions de tonnes de déchets annuels (ADEME chiffres clés 2020), soit 70% de la production totale de déchets en France, selon le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD). Dans le même temps, les matériaux d’un bâtiment produisent 56% de son impact carbone sur sa durée de vie complète, selon le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).

 

Le réemploi, le cycle le plus vertueux

Plus de la moitié des déchets du bâtiment ne font l’objet d’aucun traitement à leur fin de vie : ni recyclage ni réutilisation ou réemploi. Les matériaux finissent généralement enfouis ou incinérés. Dans un contexte de raréfaction des ressources, de difficulté d’approvisionnement et d’inflation, le réemploi des ressources existantes, locales, est essentiel. Le réemploi consiste ainsi à trouver une nouvelle vie à des produits afin de le réutiliser sans étape de transformation et en réduisant autant que possible l’étape de transport en les réemployant sur place ou localement.

Le réemploi est la démarche de fin de vie la plus écologique (et économique), notamment du fait de l’absence de transformation du matériaux, de traitement de fin de vie et de la réduction des déplacements, mais également du fait de la réduction du recours aux matériaux neufs. En effet, de nombreux matériaux gardent des caractéristiques techniques intactes.

reemploi cycle vertueux

Source : Cycle’up

Je réalise des travaux, comment je réduis mon impact ?

réduction impact travaux

En donnant une seconde vie aux matériaux de construction, nous contribuons à bâtir un avenir plus durable.

1 Cycle up – https://site.cycle-up.fr/

 

Le BTP produit à lui seul 240 millions de tonnes de déchets annuels (ADEME chiffres clés 2020), soit 70% de la production totale de déchets en France, selon le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD). Or, plus de la moitié des déchets du bâtiment ne font l’objet d’aucun traitement à leur fin de vie : ni recyclage ni réutilisation ou réemploi. Les matériaux finissent généralement enfouis ou incinérés.

Ainsi le développement du recyclage représente un enjeu majeur pour tous les déchets ne pouvant être réemployés tel quel.

Grâce aux éco-contributions mises en place par différentes REP (Responsabilité Élargie du Producteur), la plupart des déchets du bâtiment sont désormais repris sans frais, à condition qu’ils soient triés et de s’adresser à un prestataire partenaire de la REP.

La REP est dite élargie, dans le sens où le producteur doit prévoir, dès la conception, comment son produit pourra être recyclé ou valorisé en fin de vie, et assumer les coûts associés. Les producteurs concernés sont les fabricants, les importateurs et les distributeurs. La REP existe en France, depuis plusieurs années, dans différents secteurs dont certains concernent la construction, comme les matériaux et produits de construction du bâtiment, les équipements électriques et électroniques, l’ameublement, les produits chimiques, l’outillage du peintre.

A l’inverse, les déchets suivants ne sont pas repris gratuitement :

les déchets amiantés, sauf ceux issus des chantiers des particuliers ;

les déchets de chantiers de travaux publics, sauf si les travaux sont situés sur la parcelle d’un bâtiment ;

les terres excavées ;

tout ce qui est utilisé de manière provisoire sur un chantier : emballages (films plastiques, palettes…), équipements de protection individuelle (EPI), coffrages, mannequins, etc.

Dans le cas des travaux chez les particuliers, l’élimination des déchets doit se faire en points d’apport volontaire auprès des distributeurs ou en déchèteries).

Pour les professionnels : Où trouver les lieux de recyclage des filières REP ? https://www.dechets-chantier.ffbatiment.fr/rechercher-centres.aspx

Pour les particuliers : Que faire de mes déchtes ? https://quefairedemesdechets.ademe.fr/

gestion déchets

Dans un contexte de préoccupations environnementales grandissantes, les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux impacts de leurs achats. Les labels environnementaux offrent une boussole pour s’y retrouver parmi la multitude de produits proposés. Ils garantissent que les produits répondent à des critères environnementaux rigoureux, tout au long de leur cycle de vie.

Il existe une multitude de labels environnementaux, chacun ayant ses spécificités. Voici quelques-uns des plus courants dans le secteur des travaux et de la décoration1 :

 

certification nfLe label NF Environnement vise à garantir une réduction des impacts tout au long du cycle de vie (teneur maximale en dioxyde de titane, restriction des substances dangereuses, teneur maximale en composés organiques volatils, juste dosage…).

Ce label concerne : les peintures intérieures et extérieures de décoration, ainsi que les sous-couches et primaires d’impression intérieurs/extérieurs, les formulations liquides ou pâteuses préparées à la demande, les poudres diluables à l’eau et les peintures conditionnées en boîtier aérosol.

 

ecolabel

L’Écolabel européen vise à garantir une réduction des impacts des peintures et vernis tout au long du cycle de vie (teneur maximale en dioxyde de titane, restriction des substances dangereuses, teneur maximale en composés organiques volatils, juste dosage…).

Ce label concerne : Les peintures d’intérieur ou d’extérieur ainsi que les peintures pour sol, les produits de peinture teintés par les distributeurs à la demande, les peintures décoratives liquides ou sous forme de pâte, éventuellement préconditionnées, les peintures pour bois.

 

natureplus

Le label Nature plus vise à garantir une réduction des impacts environnementaux des produits de construction tout au long du cycle de vie (réduction des substances dangereuses, impacts environnementaux inférieurs à des valeurs seuils…) en se focalisant sur 3 enjeux :

la protection du climat ;

la protection de la santé humaine ;

l’utilisation de ressources durables.

Ce label concerne : les peintures murales à base végétale et à base minérale.

 

fsc

Le label Forest stewardship council vise à garantir que les fibres de bois sont issues de forêts gérées durablement.

Ce label garantit qu’une partie des fibres de bois du parquet proviennent de forêts gérées durablement.

Ce label concerne : les revêtements de sol en bois.

fsc déclinaison

PEFC logo

Le Programme for the endorsement of forest certification vise à garantir que les fibres de bois sont issues de forêts gérées durablement. Ce label garantit que le produit contient au moins 70 % de fibres de bois provenant de forêts gérées durablement.

4 niveaux de label :

PEFC sans matières recyclées : Certifie que le produit contient à minima 70 % de matières issues de forêts gérées durablement , et que le reste est issu de sources contrôlées

PEFC avec matières recyclées : Certifie que le produit contient à minima 70 % de matières issues de forêts gérées durablement ou de sources recyclées, et que le reste est issu de sources contrôlées

PEFC recyclé : Certifie que le produit est issu à 100% de matières recyclées

Origine PEFC 100% : Certifie que le produit est exclusivement composé de matières issues de forêts gérées durablement

Ce label concerne : les revêtements de sol en bois.

L’étiquette « Émissions dans l’air intérieur » : un guide pour votre santé

emissions air intérieur

Pour les produits de construction et de décoration l’étiquette « émissions dans l’air intérieur » est apposée sur les produits de construction et de décoration : elle indique le niveau d’émissions en composés organiques volatils (COV) des peintures, vernis…

Une exposition prolongée à des COV peut provoquer des irritations des yeux, de la gorge et des voies respiratoires, des maux de tête, de la fatigue, et à long terme, augmenter le risque de développer certaines maladies.

En choisissant des produits affichant une classe A+ ou A, vous contribuez à améliorer la qualité de l’air dans votre intérieur et à préserver votre santé et celle des occupants.

Pour aller plus loin :

1 Pour vous aider à vous repérer, l’ADEME a sélectionné et passé à la loupe près de 100 labels. Découvrez les garanties et les objectifs des labels recommandés par l’ADEME. https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/labels-environnementaux

https://librairie.ademe.fr/consommer-autrement/4193-100-labels-environnementaux-recommandes-par-l-ademe.html

À l’image des autres secteurs d’activité, le secteur du BTP opère un virage afin de réduire ses émissions, y compris celles de ses engins. A l’instar des voitures, des bus et des vélos, les engins de chantiers font également leur transition vers l’électrification et l’hybridation.

Le premier avantage des engins électriques est sans conteste leur faible impact environnemental. Contrairement aux machines thermiques, les engins électriques n’émettent pas de gaz à effet de serre lors de leur utilisation, ainsi que des polluants atmosphériques (oxydes d’azote et particules fines). De plus, les moteurs électriques offrent un meilleur rendement que les moteurs thermiques, ce qui permet de réduire la consommation d’énergie.

Les moteurs électriques sont également beaucoup plus silencieux que les moteurs thermiques, ce qui améliore les conditions de travail des ouvriers et réduit la nuisance sonore pour les riverains.

Quels équipements peuvent être électrifiés ?

De nombreux équipements de chantier peuvent désormais être équipés de moteurs électriques, des engins les plus gros aux petit outillage :

Mini-pelles et chargeuses compactes : Ces engins sont de plus en plus utilisés en milieu urbain et sur des chantiers de petite taille.

Camions de chantier : Les constructeurs proposent des modèles électriques de plus en plus performants, capables de répondre aux besoins des chantiers les plus exigeants.

Outils portatifs : Perceuses, visseuses, meuleuses… sont désormais disponibles en version électrique, offrant une autonomie de plus en plus importante.

 

Pourquoi privilégier l’électrique dans ses projets de bricolage ?

L’électrification de nos outils et équipements de bricolage a révolutionné notre façon de travailler. Voici quelques raisons majeures :

Puissance et performance accrues : Les outils électriques offrent une puissance bien supérieure à leurs équivalents manuels, permettant de réaliser des tâches plus rapidement et avec moins d’effort.

Précision et contrôle : Grâce à des réglages variables de vitesse et de puissance, les outils électriques permettent une plus grande précision dans les travaux.

Polyvalence : La gamme d’outils électriques est vaste et couvre une multitude de tâches, du perçage au sciage, en passant par le ponçage.

Gain de temps : L’automatisation de certaines tâches, comme le vissage ou le ponçage, permet de gagner un temps précieux.

Confort d’utilisation : Les outils électriques sont généralement plus ergonomiques et réduisent la fatigue physique.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre : En remplaçant les outils thermiques (essence, gaz) par des modèles électriques, on diminue considérablement les émissions polluantes lors de leur utilisation.

Moins de bruit : Les outils électriques sont généralement plus silencieux que leurs équivalents thermiques, ce qui est particulièrement appréciable pour les travaux en milieu urbain ou résidentiel.

Meilleure qualité de l’air intérieur : En éliminant les émissions de gaz d’échappement, on préserve la qualité de l’air dans les espaces de travail.

 

Les défis à relever

Malgré tous ces avantages, le passage aux équipements électriques n’est pas sans défis.

Le premier est d’ordre pratique pour les gros chantiers : ces engins nécessitent des infrastructures de recharge adaptées sur les chantiers. Le coût de ces installations est à la charge des entreprises, qui doivent également former leur personnel à l’utilisation de ces nouvelles machines.

Ensuite, quel que soit le type de chantier, l’autonomie des batteries reste un point à améliorer. Même si des progrès ont été réalisés, elle reste inférieure à celle des engins thermiques. Les temps de recharge sont également plus longs, ce qui peut ralentir le rythme des travaux sur les chantiers.

Enfin, les équipements électriques sont généralement plus chers à l’achat que leurs équivalents thermiques. Pour comparer les deux technologies, il est donc essentiel de les comparer en coût global (incluant la phase d’utilisation sur toute sa durée de vie).

Malgré ces défis, l’électrification des équipements de chantier est une tendance de fond. Les progrès technologiques permettent d’améliorer constamment les performances des batteries et de réduire les coûts. De plus, de nombreuses réglementations environnementales incitent les entreprises à adopter des solutions plus propres.

Au-delà des moteurs, la réduction des émissions peut passer par une gestion optimisée des équipements, notamment la location d’équipements.

Des messages qui peuvent également être relayés aux bénéficiaires des interventions, pour l’organisation de leurs travaux à venir !

Face à l’urgence climatique, nos habitudes de consommation doivent évoluer. Par exemple, l’achat d’une voiture est un engagement sur le long terme, avec des implications environnementales importantes. Mais saviez-vous que la location peut être une alternative plus écologique ?

L’achat n’est pas une fatalité

Au même titre que le réemploi, la location de bien vise à utiliser et mutualiser des objets existants plutôt que de produire du neuf, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre

L’un des avantages les plus évidents de la location est la réduction des coûts d’investissement. La location permet de mutualiser la dépense et ainsi de répartir les coûts sur la durée du projet.

Les besoins en équipement peut également varier considérablement d’un projet à l’autre. La location offre une flexibilité opérationnelle permettant de choisir l’équipement nécessaire pour chaque chantier spécifique.

 

Exemple de la location de voiture en courte durée : dans quel but ?

La location de voiture propose trois formules principales : la location avec option d’achat (LOA), la location longue durée (LLD) ou la location de courte durée (LCD). Alors que la LOA et la LLD se rapprochent d’un achat en termes d’impact environnemental, la LCD offre une opportunité de réduction d’impact en privilégiant la location ponctuelle adaptée au besoin, à l’achat d’un véhicule surdimensionné.

D’après les réponses apportées dans le cadre d’une enquête réalisée auprès de 1551 répondants, les clients des loueurs, qu’ils soient particuliers ou professionnels, souscrivent à ces services pour des motifs divers (absence de véhicule, déplacement professionnel, véhicule non adapté en raison de sa taille ou de sa capacité de chargement…).1

À titre d’exemple :

23% des clients professionnels n’ont pas de véhicule personnel.

14% des clients professionnels louent avant tout pour bénéficier d’un véhicule adapté à leurs besoins d’usages.

Les agences de location de voitures offrent des solutions flexibles et pratiques pour répondre à ces besoins de mobilité́ professionnelle, en permettant aux employés et aux entrepreneurs d’accéder facilement à des véhicules adaptés à leurs besoins ponctuels.

 

La location de courte durée d’un véhicule : contributrice d’une économie vertueuse1

Avec plus de 6 millions de locations réalisées par an, la location de courte durée contribue pour 7,5 milliards d’euros au PIB français.

Les spécificités de cette activité signifient qu’elle opère principalement de façon circulaire. À ce titre, 82 % des richesses produites par la filière des loueurs restent sur le territoire national.

La LCD emploie une main-d’œuvre forte de 12.300 salariés directs. En comptant les emplois indirects et induits liés au secteur, on monte jusqu’à 72.700 travailleurs. La LCD étant facilitée par 4.700 agences disséminées aux 4 coins du pays, ces emplois sont disponibles aussi bien dans les villes principales que secondaires de province.

 

La location de courte durée : en faveur de la transition environnementale1

Les véhicules en location de courte durée parcourent plus de kilomètres que la moyenne en France. De plus, le taux d’occupation moyen d’une voiture de location par véhicule est supérieur à la moyenne. Une statistique qui permet de faire reculer l’autosolisme (voiture sans passager).

Tous les véhicules de la filière sont récents, pour ne pas dire neufs. À titre comparatif, l’âge moyen d’un véhicule particulier est de plus de 9 ans. Tous les véhicules en LCD peuvent donc circuler librement dans les zones à faibles émissions (ZFE). Ce qui signifie des voitures moins gourmandes en carburant et moins polluantes.

Enfin, la LCD est un acteur clé de l’intermodalité. Elle permet de combiner la voiture avec l’utilisation des transports en commun pour une mobilité plus rationnelle. À titre d’exemple, 21 % des locations sont effectuées en intermodalité avec le train. Cette pratique est fortement répandue. Elle permet de réduire de 82 % les GES, selon l’étude.

L’exemple du réseau Citiz, une initiative citoyenne

réseau citiz

Fondé en 2002 sous le nom de France-Autopartage, le réseau Citiz est une coopérative créée par les pionniers de l’autopartage en France. Avec comme objectif de développer des services d’autopartage proche des territoires et des utilisateurs. Le réseau Citiz regroupe aujourd’hui 14 opérateurs locaux d’autopartage indépendants. Les voitures partagées du réseau sont accessibles dans 190 villes françaises, dont une soixantaine de gares SNCF.

Citiz est mis en œuvre localement par des entreprises publiques et des sociétés coopératives à but non lucratif. Les usagers et les collectivités y participent aux décisions, dans l’intérêt de tous. C’est donc tout naturellement que le réseau regroupant ces structures a adopté la forme d’une société coopérative de consommation.

https://citiz.coop/

Et on peut appliquer ces principes pour n’importe quel objet !

L’optimisation de la vie d’un objet dépend de sa fréquence d’usage, de sa durée d’usage et de l’obsolescence du produit. Il apparaît logique pour des objets très utilisés, de les acheter neuf et de les utiliser au maximum (en l’entretenant, réparant, etc.) alors que pour une utilisation ponctuelle il est préférable de louer.

Par exemple, le temps moyen d’utilisation d’une perceuse sur toute sa durée de vie est de 10 mn !

Des principes qui peuvent également être relayés aux bénéficiaires des interventions, qui cherchent à optimiser leurs frais tout en réduisant leur impact !

Exemple de plateformes de location d’outils : Le Bon Coin, Bricolib

1 Contribution de la filière location courte durée à la transition environnementale et à l’économie française – 2023 – ADEME – https://librairie.ademe.fr/mobilite-et-transport/6444-contribution-de-la-filiere-location-courte-duree-a-la-transition-environnementale-et-a-l-economie-francaise.html

Les travaux de chantier ont un impact significatif sur notre environnement, qui se manifeste à plusieurs niveaux :

travaux chantier environnement

Le secteur du bâtiment représente 23 % des émissions de GES d’après l’ADEME. Selon l’Insee, en 2021, le bâtiment et la construction représentent le 3ème poste d’émissions en France. À l’échelle d’un chantier, l’empreinte carbone est estimée entre 850 et 1000 kg de CO2e par m².1

L’empreinte carbone d’un bâtiment inclus la mesure de ses émissions de gaz à effet de serre tout au long de son cycle de vie, non seulement les émissions directes liées à l’utilisation d’énergie dans le bâtiment, mais également les émissions indirectes provenant de l’extraction des matériaux de construction, de leur fabrication, du transport, ainsi que de la gestion des déchets et de la fin de vie du bâtiment.

Ainsi, il est principalement constitué de deux pôles d’émissions importants :

La construction (toutes les émissions induites par le chantier de construction)

L’utilisation future de ce bâtiment (ses consommations énergétiques, les travaux d’entretien et d’aménagement, les déplacements futurs des résidents, etc.)

La construction d’1m2 de bâtiment neuf émet en moyenne 1,5 tonne équivalent CO2 sur une durée de vie de 50 ans.  60% de ces émissions sont liées à la construction (et particulièrement aux matériaux) et 40% à l’exploitation.2

Pour réduire l’empreinte du bâtiment, il convient ainsi d’agir sur ces deux volets.

Rénover plutôt que de construire

La réduction des émissions passe par l’application des concepts de sobriété matérielle. Ainsi, conserver au maximum l’existant dans le cas d’une rénovation et privilégier la rénovation à la construction neuve sont deux directions à privilégier.

Dans de nombreux cas, la structure globale et l’enveloppe du bâtiment représentent la part la plus significative de l’empreinte carbone, notamment lié au recours de volumes considérables en béton. Le réemploi d’une partie d’un bâtiment existant (comme son enveloppe extérieure) permet d’éviter des émissions par rapport à un scénario de reconstruction. En ordre de grandeur, la démolition des fondations, structures et maçonneries peuvent être de 300 kgCO2 par m² de surface de plancher.1

Quels que soient les standards de reconstruction, une réhabilitation sera presque toujours moins impactante qu’une reconstruction. En ordre de grandeur, une rénovation lourde représente 2 fois moins d’émissions qu’une reconstruction.

Cependant, lorsque cela est nécessaire, l’écoconception permet de construire des bâtiments plus écologiques tout au long de leur cycle de vie. Par exemple en concevant des bâtiments pouvant être facilement adaptés ou rénovés (en évitant la démolition), de penser à la déconstruction et au recyclage ainsi qu’à la réutilisation des matériaux utilisés, et ce dès la conception.

La conception d’un bâtiment joue également un rôle primordial. Une bonne conception architecturale, intégrant des éléments bioclimatiques comme l’orientation, l’isolation, les ouvertures, permet de réduire les besoins en chauffage et en climatisation. L’utilisation de matériaux sains et durables, ainsi que l’intégration de systèmes techniques performants (ventilation, éclairage), contribuent également à optimiser l’usage du bâtiment et à limiter sa consommation énergétique.

Privilégier des matériaux issus du réemploi, biosourcés ou bas carbone

Pour limiter l’empreinte du bâtiment, il est nécessaire d’agir dès sa conception.  En effet, le béton, est le matériau le plus utilisé dans le BTP. Il est responsable d’environ 52 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur, selon Xpair, le portail d’information de la performance énergétique et près de 5% des émissions mondiales.

Opter pour une solution énergétique pertinente

Le choix de l’énergie de chauffage présente un potentiel d’économie de gaz à effet de serre très significatif.

Diminuer les émissions carbone issues des chantiers

Durant la phase du chantier, les émissions peuvent elle aussi être maîtrisées en adoptant certaines mesures :

l’utilisation d’engins de chantier décarbonés, si possible électriques ;

la réduction de la quantité de déchets ;

la valorisation des déchets inévitables ;

l’optimisation du transport et de l’acheminement des matières premières et des équipements ;

l’optimisation des déplacements des ouvriers et la décarbonation de ces derniers en proposant des alternatives aux déplacements en véhicules thermiques.

Sensibiliser les occupants aux éco-gestes

L’usage d’un bâtiment est un facteur déterminant de son empreinte environnementale. Les comportements des occupants ont un impact direct sur la consommation d’énergie et de ressources.

1 https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-dossiers/empreinte-carbone-du-batiment-et-des-travaux-publics-btp-en-france#quelle-est-l-empreinte-carbone-du-batiment-en-fran

2 https://www.batiment-biosource.fr/presentations-et-labels/les-10-avantages-de-construire-en-biosource/

Près de 85 % des émissions de gaz à effet de serre d’un chantier sont liées aux émissions de fabrication des matières premières du chantier, loin devant le fret de ces matériaux, l’énergie de mise en œuvre ou les déplacements des intervenants de la construction.

gaz effet serre chantier

Source : ECIC – Olivier Papin – Impact carbone de la construction d’un bâtiment – 2023 – https://conseils.xpair.com/actualite_experts/impact-carbone-construction-batiment.htm

Les matériaux de construction traditionnels ont un cycle de vie très énergivore. Leur production nécessite d’importantes quantités d’énergie fossile, ce qui entraîne des émissions de gaz à effet de serre. De plus, l’extraction des matières premières nécessaires à leur fabrication a souvent des conséquences néfastes sur l’environnement. A l’échelle mondiale, les émissions liées à la fabrication de ciment représentent par exemple près de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les matériaux biosourcés : une alternative d’avenir

À compter du 1er janvier 2030, l’usage des matériaux biosourcés ou bas-carbone représentera au moins 25% des rénovations lourdes et des constructions relevant de la commande publique selon l’Article L228-4 du Code de l’environnement.

Les matériaux biosourcés sont issus de la biomasse, c’est-à-dire de matières organiques renouvelables comme le bois, les végétaux ou les déchets agricoles.

Exemples de matériaux biosourcés :

Le bois : Utilisé depuis des siècles dans la construction, le bois est un matériau renouvelable et à faible empreinte carbone. Il peut être utilisé sous forme de bois massif, d’ossature bois ou de panneaux de bois.

Les isolants naturels : La laine de bois, la ouate de cellulose ou le chanvre sont des isolants thermiques et acoustiques performants, issus de ressources renouvelables.

Les panneaux de particules biosourcés : Ces panneaux sont fabriqués à partir de bois ou de végétaux et peuvent être utilisés pour les cloisons, les planchers ou les revêtements.

Les bétons biosourcés : Ces bétons sont élaborés à partir de liants biosourcés, tels que le chanvre ou les cendres volantes, et d’agrégats naturels.

L’intérêt des matériaux biosourcés

Les matériaux biosourcés possèdent des propriétés allant bien au-delà de leur seule performance thermique pour l’isolation des bâtiments. Ce sont des matériaux poreux et hygroscopiques, les rendant efficaces pour réguler les variations de température et d’humidité à l’intérieur des bâtiments : c’est le comportement hygrothermique. Cette caractéristique les rend aussi plus stables dans le temps que des matériaux synthétiques.

Les matériaux biosourcés offrent aussi d’excellentes propriétés acoustiques, souvent supérieures à celles de leurs homologues conventionnels.

Issus de ressources naturelles, les matériaux biosourcés sont réputés pour offrir une grande qualité d’air intérieur. Leur seuil d’émission de composés organiques volatils (classe A+ en général) est inférieur à la classe européenne la plus exigeante et certains ont même des capacités dépolluantes. Les parois biosourcées retardent également les transferts de chaleur à l’intérieur des parois permettant d’assurer un confort à l’intérieur des bâtiments été comme hiver.

Les matériaux biosourcés répondent aux mêmes standards de qualité que tous les autres matériaux de construction : ils sont soumis aux mêmes cadres normatifs et réglementaires.

Les matériaux biosourcés sont issus de la biomasse végétale ou animale. Cette matière première est renouvelable par nature, et dans le cas de certains matériaux, elle est issue du recyclage.

La production de matériaux biosourcés nécessite moins d’énergie et génère moins de CO2 que les matériaux traditionnels. Leur fabrication réclame de faibles besoin énergétiques. Par ailleurs, issus majoritairement de biomasse végétale, ils captent le CO2 de l’atmosphère et le stockent pendant toute la durée de vie du bâtiment.

Si elle fut considérée comme un frein au cours des premières années de développement des produits biosourcés, la question de leur compétitivité ne fait plus débat au regard des bénéfices qu’ils offrent et des coûts indirects qu’ils permettent de maîtriser. De nombreux exemples en attestent dès lors que l’on prend en compte le coût global d’une construction.

La norme européenne n’impose pas de pourcentage minimum de biomasse dans la composition des produits, plusieurs fabricants s’appuient sur le Label Produit Biosourcé.

Certains sont adhérents de l’Association des Industriels de la Construction Biosourcée (AICB).

En 2020, ces filières représentent de 3 000 à 4 000 emplois non délocalisables, répartis dans plusieurs régions françaises.

Comme tout matériau, conventionnel ou non, ils peuvent présenter des désordres, voire des sinistres s’ils sont mal mis en en œuvre.

Pour vous guider, voici un rapide tour d’horizon des principaux points de vigilance : https://www.ffbatiment.fr/techniques-batiment/performance-environnementale-batiments/materiaux-biosources/dossier/points-de-vigilance-lors-de-la-mise-en-oeuvre-de-materiaux-biosources

L’exemple des isolants biosourcés

L’impact environnemental des isolants biosourcés est environ 4 fois moins important que celui d’un isolant conventionnel, comme la laine de verre ou la laine de roche.2

Cet écart est essentiellement lié à la phase de production (extraction de la matière première, transport et fabrication) au cours de laquelle les isolants conventionnels émettent la majorité de leurs gaz à effet de serre (GES), alors que les isolants biosourcés n’en émettent quasiment pas. Ces derniers présentent même parfois un bilan négatif durant cette phase qui s’explique par le fait qu’ils sont issus de matières organiques et qu’ils absorbent le CO2 au cours de leur croissance (séquestration du carbone). De plus, leur transformation avant utilisation est généralement peu énergivore, ce qui réduit encore davantage leur bilan carbone. Enfin, ils sont souvent issus de la valorisation d’un co-produit de l’agriculture ou de la sylviculture.

isolant impact environnemental

Pour vous guider dans le choix des matériaux, vous pouvez vous référer aux Fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES), pour les produits de la construction et de décoration, et aux profils environnementaux produits (PEP) des équipements. Ces fiches, réalisées par les producteurs, détaillent tous les impacts de leurs produits.

https://www.base-inies.fr/iniesV4/dist/consultation.html

1 https://www.batiment-biosource.fr/presentations-et-labels/les-10-avantages-de-construire-en-biosource/

2 https://www.ffbatiment.fr/techniques-batiment/performance-environnementale-batiments/materiaux-biosources/dossier/quels-sont-les-avantages-des-isolants-biosources

L’usage de la voiture présente des enjeux environnementaux majeurs en termes de changement climatique, de pollution atmosphérique et de nuisances sonores.

Les déplacements constituent le principal impact (81% des émissions) de l’activité de Mon Coach Brico, notamment les déplacements des coach pour les interventions.

Pourquoi mon véhicule impact le climat ?

La combustion des carburants produit des gaz à effet de serre et participe ainsi aux changements climatiques. Diminuer la dépendance des transports aux produits pétroliers devient donc une nécessité.

Pour atteindre cet objectif en aidant le consommateur à opérer un choix éclairé, une directive européenne garantit que les informations relatives à la consommation de carburant et aux émissions de CO2 des voitures neuves soient mises à leur disposition.1 L’étiquette énergie est l’application française de ce principe européen. Elle est affichée sur les voitures neuves dans tous les lieux de vente en France.

A cette exigence s’ajoute désormais un nouveau protocole d’homologation permet d’améliorer les mesures en prenant en compte les différentes situations et vitesses, mais aussi, les variantes d’équipements et options des véhicules.

Pour répondre à cet enjeu, l’ADEME a mis en ligne le présent site – Car Labelling – qui donne des informations environnementales sur les véhicules commercialisés en France au 31/03/2024. RDV sur https://carlabelling.ademe.fr/.

Ces évolutions réglementaires successives, ont ainsi permis de réduire considérablement les émissions de GES du parc français.

Evolution co2 France

 

Comment choisir mon véhicule ?

Le prix, la dimension, le confort, l’esthétisme, ça compte mais ce ne peut plus être les seuls critères de choix. La consommation de carburant et les faibles émissions de CO₂ sont tout aussi essentielles !

Avant de se lancer : identifier ses besoins

Le choix d’un véhicule est souvent guidé par des considérations pratiques, esthétiques et financières. Cependant, il est essentiel de privilégier un modèle adapté à vos besoins réels pour éviter les surdimensionnements qui peuvent entraîner des coûts supplémentaires (assurance, carburant, stationnement) et un impact important sur l’environnement. Le choix de votre véhicule doit avant tout dépendre de vos besoins : fréquence d’utilisation, nombre de passagers, transport de charge, distance moyenne parcourue, déplacements en zone rurale ou urbaine…

Plus un véhicule est lourd, plus il nécessite d’énergie pour se déplacer et impact ainsi négativement l’environnement (ressources, énergie, climat). Or, en 30 ans, la masse de nos voitures a augmenté de 30% en moyenne pondérée en France et environ 60% pour la gamme des berlines compactes.3

Le casse-tête du carburant : comment faire le bon choix ?

L’essence est le carburant traditionnel, encore largement répandu. Il offre une grande disponibilité de stations-service et un coût à l’achat souvent plus abordable.

Le diesel était autrefois plébiscité pour son couple moteur et sa consommation économique, le diesel a été fortement impacté par le scandale des moteurs truqués. Bien qu’il soit moins émissif en CO2 que l’essence pour les véhicules récents, il produit davantage d’oxydes d’azote (NOx), particulièrement nocives pour la santé.

Les véhicules électriques ne produisent aucune émission locale, ce qui en fait une solution très intéressante pour réduire la pollution de l’air. Les véhicules électriques sont désormais dotés de moteurs de puissance comparable aux voitures thermiques. Alimentés par des batteries rechargeables sur le réseau électrique domestique ou des bornes de recharge, qui commencent à être installées un peu partout sur le territoire, ces véhicules ont aujourd’hui une autonomie de quelques centaines de kilomètres. Ils sont par conséquent très adaptés pour la grande majorité des trajets quotidiens. Silencieux, non polluants sur leur lieu d’utilisation, ils conviennent en ce sens à la circulation en ville. Un moteur électrique nécessite très peu d’entretien par rapport à un moteur à essence ou Diesel et peut avoir une durée de vie supérieure. À l’usage, ce type de véhicules est donc plus économique.

Malgré sa forte émergence sur le marché de l’automobile, la voiture électrique reste encore souvent pour le grand public un objet de méfiance car elle soulève de nombreuses questions avec des avis contradictoires. Une étude réalisée par Carbone 4 vise à éclairer le débat pour démêler le vrai du faux en répondant à ces questions avec une approche scientifique et chiffrée.2

« Produire une voiture électrique émet plus de gaz à effet de serre que son équivalent thermique, c’est avéré, essentiellement du fait de la fabrication des batteries. Ce serait un problème pour le climat si ce CO2e excédentaire n’était pas plus que largement compensé par les réductions d’émissions à l’usage. […] Nos évaluations montrent qu’il faut rouler autour de 30 à 40 000 km (soit 2 à 3 ans d’utilisation pour un usage moyen) pour que la voiture électrique devienne meilleure pour le climat que son équivalent thermique « hybride léger ». Or, une automobile sur sa durée de vie va parcourir de l’ordre de 200 000 km (la longévité des batteries n’est absolument pas un obstacle pour cela, au contraire)… de sorte que tout véhicule électrique mis en circulation aujourd’hui à la place d’un hybride léger permet de fait de réduire les émissions de manière incontestable sur sa durée de vie. Le seul point d’attention pourrait concerner ceux des « seconds » véhicules des ménages qui roulent très peu, typiquement moins de 3 000 km par an. » 

empreinte carbone voiture

L’hybride associe un moteur thermique à un moteur électrique. Il offre une consommation réduite et des émissions de CO2 moins importantes que les thermiques traditionnels. Les économies de carburant d’un véhicule hybride en ville peuvent être supérieures à 30 % par rapport à une voiture à essence.

« Le véhicule hybride rechargeable semble constituer aujourd’hui la solution idéale pour répondre à l’enjeu climatique. […] Pourtant, cette technologie souffre de réels défauts qui la rendent difficilement compatible avec l’ambition de décarboner presque complètement la mobilité individuelle à l’horizon de 20 ans : 

le mode électrique est peu utilisé en réalité (moins de 40% des kilomètres), du fait de l’existence du moteur thermique,

son moteur thermique est en général moins performant que l’état de l’art des véhicules essence/diesel comparables…

… et ce d’autant plus que la présence de deux motorisations, plus la batterie, augmente significativement la masse d’un tel véhicule, et donc sa consommation (thermique ou électrique).

« Ainsi, le véhicule hybride rechargeable ne permet en général qu’un gain carbone de 15-20% (contre 60-70% pour un véhicule 100% électrique), ce qui est insuffisant par rapport aux enjeux climatiques et n’est pertinent qu’en de rares cas particuliers. « 

Les biocarburants sont quant à eux issus de matières premières renouvelables (plantes, huiles végétales). Contrairement aux combustibles fossiles qui libèrent une grande quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère lors de la combustion, les biocarburants sont considérés comme neutres en CO2, car le carbone qu’ils libèrent lors de la combustion a été préalablement capté par les plantes lors de leur croissance.  Les biocarburants les plus couramment utilisés dans les véhicules particuliers sont :

Le bioéthanol : Il est généralement mélangé à de l’essence pour former des carburants comme l’E85 (85% de bioéthanol et 15% d’essence). Pour rouler à l’E85, il faut un véhicule Flexfuel, spécialement conçu pour fonctionner avec ce type de carburant.

Le biodiesel : Il est mélangé au gazole pour former du B7 (7% de biodiesel et 93% de gazole) ou du B30 (30% de biodiesel et 70% de gazole). La plupart des véhicules diesel récents peuvent fonctionner avec du B7 sans modification. Pour le B30, il est préférable de consulter le manuel du véhicule.

Les aides à l’achat  pour faire le grand saut

Le Ministère de la transition énergétique met à disposition sur son site « Je change ma voiture » (https://jechangemavoiture.gouv.fr/jcmv/) l’ensemble des aides nationales et locales auxquelles vous pouvez prétendre.

Les aides nationales :

La prime à la conversion est une aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’une voiture ou d’une camionnette Crit’Air 3 ou plus ancienne, à destination des personnes morales et des personnes physiques, sous conditions de revenus.

Le montant de l’aide atteint jusqu’à 3 000 € pour l’acquisition d’une voiture particulière Crit’Air 1, neuve ou d’occasion, dont les émissions de CO2 sont inférieures ou égales à 122 g/km (ou 132 g/km si le véhicule a plus de 6 mois) et jusqu’à 5 000 € pour l’acquisition d’une voiture particulière électrique, neuve ou d’occasion.

Le montant de la prime à la conversion est majoré de 1 000 € pour les personnes physiques domiciliées ou travaillant dans une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) et les personnes morales justifiant d’un établissement au sein d’une telle zone. Lorsqu’une aide ayant le même objet est attribuée par une collectivité locale située dans cette ZFE-m, la surprime de 1 000 € est augmentée du même montant que l’aide de la collectivité locale, dans la limite de 2 000 € supplémentaires.

Les véhicules électriques neufs bénéficient d’un bonus écologique qui peut s’ajouter à la prime à la conversion. Le bonus écologique vise à aider tous les particuliers et professionnels de France à acheter ou louer un véhicule électrique et/ou hydrogène neuf (voiture, camionnette ou 2-3-4 roues motorisés). Le montant du bonus atteint jusqu’à 7 000 € pour une voiture particulière neuve jusqu’à 8 000 € pour une camionnette neuve, sous conditions de revenus.

Cumulés, le bonus et la prime peuvent atteindre 12 000 € pour une voiture particulière électrique neuve.

Les aides locales : le détail des aides locales est disponible au lien suivant : https://jechangemavoiture.gouv.fr/jcmv/aide-achat.html?content=aides-locales

Un simulateur vous permet également d’estimer les coût d’utilisation de votre véhicule actuel, et de disposer de recommandation concernant les véhicules les plus adaptés à votre usage.

https://jechangemavoiture.gouv.fr/jcmv/simulateur/#/vehicule

Le choix de votre prochain véhicule est une décision importante pour vous, mais aussi pour l’environnement. En comparant les différentes options et en tenant compte de vos besoins, vous pouvez faire un choix éclairé et adapté.

1 N°1999 / 94 / CE du 13 décembre 1999, transposée en droit français par le décret n° 2002-1508 du 23 décembre 2002

2 https://www.carbone4.com/analyse-faq-voiture-electrique

3 https://www.carbone4.com/decryptage-taxes-poids-voitures

Sources : https://carlabelling.ademe.fr, https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/conso/comment-choisir-voiture-deux-roues-moins-polluant, https://www.carbone4.com/analyse-faq-voiture-electrique,