La tolérance de planéité admise pour une pose flottante est de 5 mm sous une règle de 2 m : au-delà, les lames « pontent », sonnent creux et finissent souvent par bouger. PagesJaunes (référence DTU 51.11)
La méthode fiable ne consiste pas à « poser au plus vite », mais à enchaîner des contrôles simples, puis des actions ciblées : calepinage, support, sous-couche, rangées de départ, découpes, finitions, validation. Pour suivre la même logique que sur un chantier encadré, vous pouvez vous appuyer sur un cours pose parquet et appliquer chaque point dans l’ordre.
L’essentiel en 30 secondes
La pose flottante se gagne sur le support : si le sol n’est pas plan, la stabilité disparaît et le revêtement se dégrade.
Le calepinage évite les « petites lames » et place les joints de dilatation aux bons endroits, avant la première coupe.
La sous-couche et le pare-vapeur doivent être continus, sans ponts phoniques au niveau des murs.
Les premières rangées servent de référence : si elles dérivent, tout le reste suit.
Une fois le principe posé, la première étape est de verrouiller les prérequis, car ils conditionnent toutes les étapes suivantes.
Prérequis pour une pose flottante maîtrisée
Outils indispensables et protections chantier
La pose flottante assemble des lames, mais se traduit surtout par des contrôles et des ajustements. Le mécanisme est simple : une lame mal coupée ou un support sale crée un point dur, qui se voit plus tard par un jour, un grincement, ou un joint qui se déclipse. Le repère observable, c’est une ligne qui ondule, une lame qui « rebondit » au pas, ou un angle qui ne ferme pas.

Vérifiez avant de commencer : une règle longue, une équerre fiable, un tire-lame, une cale de frappe, une scie adaptée, un aspirateur de chantier. Ajoutez des genouillères et des protections de plinthes et huisseries. Si l’accessoire n’est pas disponible, la bonne action n’est pas d’insister, mais de changer la séquence : découper proprement d’abord, assembler ensuite.
Au niveau des accessoires indispensables, pensez aussi aux cales périphériques, aux rosaces pour tuyaux, aux profils de seuil, et aux bandes périphériques si votre sous-couche l’exige. Cette logique vaut autant pour les parquets que pour des vinyles clipsés, car l’assemblage tolère mal les contraintes locales.
Temps estimé et niveau difficulté
Le niveau de difficulté dépend moins de la force que de la précision. Le mécanisme typique d’échec est toujours le même : on sous-estime la préparation, puis on « rattrape » en forçant les lames. Le repère est une fermeture difficile des joints ou des chants marqués au maillet.
Vérifiez votre capacité à travailler dans l’ordre : mesurer, tracer, couper, présenter à blanc, puis seulement assembler. Si vous manquez de temps, l’action prioritaire n’est pas d’accélérer la pose, mais de réduire l’incertitude : préparer des gabarits de coupe et dégager la circulation.
Accès chantier et conditions de stockage
Une pose flottante réussie commence dès la réception des produits. Le mécanisme est lié à l’équilibrage hygrométrique : si les lames arrivent froides ou humides, elles peuvent évoluer après pose. Le repère observable est un paquet « gondolé » ou des chants qui ne sont pas parfaitement rectilignes.
Vérifiez que la pièce est hors poussière lourde, hors eau, et ventilable. Stockez à plat, dans la pièce finale, sans contact direct avec un mur froid. Dans un climat très contrasté, par exemple un contexte cévenol où l’humidité varie vite, cette discipline évite les surprises. La même rigueur de stockage s’applique en construction bois, y compris sur des produits destinés à un bardage, car l’humidité de l’air reste le paramètre dominant.
Si vous achetez via une boutique disposant d’agences, l’action la plus utile est de contrôler l’état des paquets avant départ : coins écrasés, film percé, lames déjà marquées.
Checklist de contrôles (pièce, support, matériaux)
- Pièce : température stable, absence d’eau, ventilation possible, accès dégagé.
- Support : sec, propre, sans bosses ni creux marqués, aucun résidu gras.
- Matériaux : paquets intacts, système de clipsage cohérent, chants propres, lames triées.
- Accessoires : cales, profils, rosaces, plinthes, adhésifs adaptés au pare-vapeur.
- Parcours : zones de coupes identifiées, coin « scie » et coin « assemblage » séparés.
Pour le contrôle d’humidité du support, une référence pratique couramment utilisée est de viser moins de 2 % (chape ciment) et moins de 0,5 % (anhydrite), mesurés en CM. Floorify (aide support)
Choisir lames clipsées ou rainure-collée
Le système d’assemblage change votre manière de contrôler. En clipsé, le mécanisme d’erreur est un clip mal engagé qui se rouvre sous charge. En rainure-collée, l’erreur classique est un excès ou un manque de colle qui empêche la languette de se positionner correctement. Le repère est visible : joint qui reste « blanc » (ouvert) ou surépaisseur en ligne.
| Critère | Lames clipsées | Rainure-collée |
|---|---|---|
| Montage | Rapide, démontable par zones | Plus lent, demande une cadence régulière |
| Rattrapage d’un joint mal fermé | Possible en déclipsant localement | Plus délicat après prise, nécessite anticipation |
| Exigence de propreté | Élevée sur les clips (poussières) | Élevée sur rainure et languette (colle + poussières) |
| Confort acoustique perçu | Dépend fortement de la sous-couche et du support | Dépend fortement de la sous-couche et du support |
| Profil utilisateur | Pose « méthode et contrôle », corrections possibles | Pose « préparation et régularité », moins d’improvisation |
La plupart des défauts visibles viennent d’un support imparfait ou d’un assemblage contraint.
Séparez l’atelier de coupe et la zone d’assemblage : moins de poussière, joints plus propres.
Une fois les prérequis validés, le bon enchaînement consiste à figer un plan de pose avant de toucher au support.
Calepiner pour éviter les petites coupes et les joints mal placés
Choisir le sens de pose (lumière et circulation)
Le mécanisme est optique et mécanique. Optique, car les joints se voient différemment selon la lumière. Mécanique, car les efforts au pas se répètent dans un axe. Le repère simple : placez-vous à l’entrée, regardez vers la baie vitrée, puis simulez la trajectoire de passage la plus fréquente.

Vérifiez la présence d’une grande source lumineuse et l’axe principal de circulation. Si l’axe de circulation coupe la longueur des lames, alors les joints transversaux sont davantage sollicités. Dans ce cas, la sous-couche et l’assemblage deviennent encore plus déterminants pour limiter le bruit creux.
Définir une ligne de départ et contrôler l’équerrage
Une pose flottante dérive si la première rangée n’est pas une référence. Le mécanisme est cumulatif : un millimètre d’écart par rang devient un défaut visible à la fin. Le repère est une ligne qui « fuit » au niveau de la dernière rangée, avec une coupe irrégulière contre le mur.
Vérifiez l’équerrage de la pièce : deux murs ne sont pas toujours à angle droit. Si l’angle est faux, alors vous ne « corrigez » pas à la fin : vous répartissez l’écart dès le départ, en recoupant la première rangée selon une ligne de référence.
Calculer les pertes et organiser les chutes
Le mécanisme est logistique : plus vos chutes sont triées, moins vous recoupez inutilement. Le repère observable est un tas de morceaux sans ordre, puis des coupes répétées alors que des chutes compatibles existent déjà.
Vérifiez la longueur minimale acceptable de vos abouts (souvent indiquée sur la notice) et organisez un bac « chutes longues » et un bac « chutes courtes ». Si une chute permet d’ouvrir une rangée, alors elle devient une pièce structurante, pas un déchet.
Prévoir les joints de dilatation et les seuils
Le parquet en pose flottante doit pouvoir bouger en périphérie. Le repère est simple : si une lame touche un point dur (mur, tuyau, pied de cadre), elle finit par pousser ailleurs. Une valeur couramment indiquée pour le joint périphérique est de 8 mm. Leroy Merlin (tutoriel pose) Ce thème est détaillé dans techniques pour poser un parquet flottant.
Vérifiez les passages de portes et les changements de revêtement : chaque seuil est une zone où la dilatation doit rester possible. Si deux pièces sont en enfilade sans rupture, alors le risque de blocage augmente, surtout avec des variations d’humidité.
Repérer tuyaux, portes, angles et radiateurs
Le mécanisme est géométrique : les obstacles imposent une coupe, puis une tolérance de dilatation autour. Le repère est une coupe « trop juste » : elle paraît propre, mais elle bloque. Si un tuyau sort du sol, alors vous préparez un perçage propre, puis une fente d’assemblage, et vous terminez par une rosace ou une finition adaptée.
Calepiner, c’est décider avant de poser : sens, départ, seuils, obstacles.
Si le plan prévoit les zones de dilatation, la pose devient un enchaînement, pas une improvisation.
Une fois le calepinage figé, la suite logique est de rendre le support compatible avec la mécanique d’un plancher flottant.
Préparer et niveler le support pour supprimer les zones qui bougent
Contrôler la planéité avec une règle de deux mètres
Le mécanisme d’un défaut de planéité est un appui intermittent : la lame s’appuie sur deux bosses et « flotte » au milieu. Le repère observable est un bruit creux localisé et, parfois, un léger pompage au pas.

Vérifiez la planéité en plusieurs directions. Une tolérance couramment reprise pour la pose flottante est de 5 mm sous une règle de 2 m. PagesJaunes (référence DTU 51.11)
Tolérances et défauts à corriger en priorité
Le bon tri se fait par impact : une bosse casse l’assemblage, un creux fait travailler la sous-couche, un résidu colle la sous-couche et crée un point dur. Le repère est tactile : passez la main, puis la règle, et marquez au crayon les zones critiques.
Si vous trouvez une bosse, alors l’action est de la supprimer (ponçage, grattage) plutôt que de « compenser » avec une sous-couche plus épaisse. Une sous-couche trop compressible peut donner un rendu confortable au début, puis dégrader la tenue des joints.
Ragréer, reboucher, poncer : méthode terrain
Le mécanisme est celui d’une continuité : la pose flottante aime les surfaces homogènes. Le repère est une reprise localisée qui se voit encore après séchage, au niveau du passage fréquent.
Vérifiez la compatibilité des produits avec votre support (chape, béton, ancien carrelage). Si le support est carrelé, alors le nettoyage et le dégraissage deviennent déterminants, car la poussière fine empêche l’adhérence d’un ragréage.
Nettoyer, dégraisser, assécher avant sous-couche
Le mécanisme d’échec est chimique et mécanique : gras et poussière transforment la sous-couche en « patinoire » ou en « papier abrasif » selon les zones. Le repère observable est une sous-couche qui glisse, se plisse, ou qui se déchire à la marche.
Si le sol semble propre mais laisse une trace au chiffon humide, alors l’action est de re-nettoyer, puis d’attendre un séchage complet. C’est particulièrement vrai dans des pièces d’intérieur peu ventilées.
Flux : repérage à la règle → marquage des bosses/creux → traitement des bosses (ponçage/grattage) → rebouchage des trous → ragréage des zones étendues → contrôle final à la règle → dépoussiérage complet
Une lame qui bouge indique presque toujours une bosse ou un creux non traité.
Traitez d’abord les bosses : elles empêchent la fermeture correcte des joints.
Quand le support est propre, sec et plan, vous pouvez construire le « système » sous-couche + pare-vapeur sans créer de ponts phoniques.
Installer pare-vapeur et sous-couche sans ponts phoniques
Choisir la sous-couche selon l’usage et l’acoustique
La sous-couche n’est pas un simple matelas : elle découple, absorbe des micro-défauts, et conditionne le bruit d’impact. Le repère observable est un son « tambour » dans les zones de passage, ou des claquements au niveau des abouts.
Vérifiez l’usage : pièce calme, passage intense, présence d’un étage inférieur, contraintes de hauteur. Si la sous-couche est trop molle, alors l’assemblage travaille davantage. Si elle est trop rigide sur un support imparfait, alors elle « reporte » le défaut dans le revêtement. Un modèle compact peut aider à stabiliser l’ensemble, à condition que le support soit correctement préparé.
Poser le pare-vapeur : recouvrements et adhésifs
Le mécanisme est l’étanchéité à la vapeur : l’air humide migre, puis condense au contact d’un support froid. Le repère n’est pas immédiat, mais se traduit par des chants qui gonflent ou des odeurs persistantes.
Vérifiez les recouvrements et la continuité. Un repère simple est un recouvrement d’environ 10 cm sur les lés de pare-vapeur. Leroy Merlin (tutoriel pose)
Si un recouvrement se rouvre, alors l’action est de reprendre au ruban adapté, pas de « reposer une bande au-dessus » au hasard, car vous créez des surépaisseurs.
Éviter les ponts phoniques au niveau des murs
Le mécanisme est celui d’un contact rigide : si le revêtement touche le mur, les vibrations passent et le plancher perd sa capacité à flotter. Le repère observable est un bruit plus sec le long d’une plinthe, ou des grincements localisés contre une cloison.
Vérifiez la périphérie : rien ne doit bloquer. Si une bande remonte sur le mur, alors elle ne doit pas se retrouver coincée sous une plinthe trop serrée.
Gérer un chauffage au sol : compatibilités et limites
Le chauffage au sol impose une contrainte thermique : cycles de chauffe, dilatation, séchage. Le repère observable d’un mauvais réglage est un parquet qui travaille davantage en saison de chauffe.
Vérifiez la compatibilité du revêtement et respectez les limites de température : une valeur couramment retenue est 28 °C maximum en surface. Qualitel (plancher chauffant)
Si vous démarrez un chauffage après pose, alors l’action est de monter progressivement, car un saut brutal se traduit par des tensions rapides dans les joints.
- Support préparé (propre, sec, plan)
- Pare-vapeur si nécessaire, joints collés et continus
- Sous-couche, sans plis, sans recouvrements parasites
- Revêtement en pose flottante (assemblage clipsé ou rainure-collée)
Une sous-couche ne corrige pas un support déformé : elle amplifie souvent le problème.
Continuité et périphérie libre : c’est la base d’un flottant silencieux.
Quand les couches sont en place, la suite consiste à construire une référence parfaite avec les premières rangées.
Poser les premières rangées sans dérive d’alignement
Créer le jeu périphérique avec des cales
Le mécanisme est la dilatation : le revêtement doit pouvoir se déplacer. Le repère observable d’un jeu insuffisant est un sol qui « pousse » et se soulève au milieu, parfois après quelques semaines.

Vérifiez que le jeu est continu le long des murs et autour des obstacles. Une valeur courante de joint périphérique est de 8 mm. Leroy Merlin (tutoriel pose)
Monter une première rangée parfaitement droite
La première rangée sert de rail. Le repère est immédiat : si elle ondule, la deuxième rangée force et les joints ferment mal. Vérifiez la rectitude au cordeau ou à la règle sur toute la longueur. Si le mur est irrégulier, alors vous recoupez la première rangée, car c’est elle qui doit être droite, pas le mur.
Clipser ou coller : joint propre, rainure et languette contrôlées
En clipsé, l’action est de présenter l’angle, d’engager, puis d’abaisser. Si vous frappez trop tôt, alors le clip peut s’abîmer. En rainure-collée, le repère d’un bon dosage est une légère remontée régulière de colle, sans pâtés. Nettoyez au fur et à mesure pour garder des chants propres.
Contrôler l’alignement régulièrement
Le mécanisme de dérive s’installe par petites erreurs. Le repère est un joint qui n’est plus parfaitement dans l’axe. Vérifiez souvent avec une ligne de référence. Si un joint commence à s’ouvrir, alors l’action est de revenir en arrière sur une ou deux lames, pas d’« écraser » au maillet.
Décaler les abouts pour la tenue
Le décalage des abouts répartit les contraintes et stabilise l’ensemble. Le repère est visuel : des joints alignés sur plusieurs rangs forment une ligne faible. Si les abouts se retrouvent trop proches, alors réutilisez une chute plus longue pour éviter un alignement défavorable.
Vous voulez appliquer cette méthode avec un pas-à-pas encadré ? Planifiez la séance et déroulez les contrôles dans l’ordre, comme sur chantier.
Après les rangées de référence, la difficulté réelle arrive : les découpes, car elles concentrent les erreurs autour des obstacles.
Gérer les découpes et obstacles sans bloquer la dilatation
Découper autour des tuyaux avec une finition propre
Le mécanisme est double : perçage pour passer, puis jeu pour dilater. Le repère observable d’une découpe ratée est un jour trop grand ou, à l’inverse, une lame coincée. Vérifiez l’axe du tuyau, tracez, puis percez proprement. Si la lame doit se refermer derrière le tuyau, alors vous découpez une section et vous la repositionnez, puis vous terminez par une rosace.
Ajuster angles et retours de murs
Les angles rarement parfaits imposent des gabarits. Le repère, c’est un « jour » triangulaire contre le mur. Vérifiez avec une fausse équerre ou un gabarit carton. Si l’angle est fermé, alors la coupe doit être progressive : présentation, ajustement, puis pose.
Détalonner les huisseries pour un passage net
Le mécanisme est la continuité : une lame doit passer sous l’huisserie, sans être pincée. Le repère observable est une lame qui bute, puis qui se soulève. Vérifiez l’épaisseur revêtement + sous-couche, puis coupez le bas de l’huisserie au gabarit. Si vous laissez un point dur sous la porte, alors il se traduira par des craquements localisés.
Poser la dernière rangée et rattraper les petits écarts
La dernière rangée se pose souvent au tire-lame, car l’espace de manœuvre est limité. Le repère d’un bon travail est un joint fermé sans marquer le chant. Vérifiez que le jeu périphérique existe encore, puis retirez les cales seulement à la fin. Si une lame est légèrement trop longue, alors recoupez : ne forcez pas, car vous supprimez la dilatation.
Les obstacles exigent du jeu : une coupe « trop serrée » est une coupe à risque.
Les gabarits simples évitent les séries de petites erreurs.
Quand toutes les lames sont en place, il reste à « refermer » le chantier sans bloquer le flottant : c’est le rôle des plinthes, seuils et profils.
Finaliser plinthes et transitions sans empêcher le mouvement du sol
Fixer les plinthes sans bloquer la dilatation
Le mécanisme est un flottant libre sous une finition fixe. Le repère observable d’un blocage est un parquet qui pousse contre la plinthe et se met en contrainte. Vérifiez la fixation : la plinthe se fixe au mur, pas au sol. Si une plinthe appuie trop, alors intercalez une cale temporaire au montage, puis retirez-la.
Poser barres de seuil et profils de jonction
Le seuil gère deux revêtements et deux comportements. Le repère observable d’un mauvais profil est un « bec » qui accroche à la marche ou une transition qui pince le parquet. Vérifiez la hauteur et le type de fixation. Si la jonction traverse une zone de passage, alors privilégiez une solution mécanique stable et accessible en maintenance.
Réaliser les finitions entre deux revêtements
Une transition réussie garde un jeu masqué et un appui stable. Le repère, c’est un joint régulier visuellement. Si vous passez d’un carrelage à des parquets, alors le profil doit couvrir, sans comprimer. Cette logique vaut aussi entre parquets et vinyles, car les épaisseurs et rigidités diffèrent.
Nettoyage final, protection et petites réparations
Nettoyez finement la poussière. Protégez les zones de circulation au début. Si un joint s’ouvre légèrement, alors la bonne action est souvent de reclipser localement en revenant de quelques lames, plutôt que de tenter une pression verticale qui abîme le chant.
Pour la maintenance, conservez quelques lames et les accessoires de seuil. Une réparation locale est plus propre si vous avez une chute de même bain.
Plinthes au mur, jamais au sol : sinon la pose flottante devient une pose bloquée.
Les transitions sont des zones techniques : préparez-les dès le calepinage.
La dernière étape consiste à valider le résultat avec des tests simples, puis à corriger tant que les plinthes et seuils restent accessibles.
Valider le résultat et corriger les défauts avant qu’ils s’installent
Contrôles rapides : jeux, bruit, alignement, aspect
Le mécanisme d’un défaut se lit au pas. Le repère observable : bruit creux localisé, grincement, joint qui accroche, ou alignement qui « casse » la perspective. Vérifiez les jeux périphériques sur tout le tour, y compris derrière les radiateurs et dans les angles.
Si le parquet sonne creux sur une zone, alors suspectez un creux du support ou une sous-couche plissée. Si un joint s’ouvre, alors cherchez d’abord une contrainte périphérique (plinthe trop serrée, seuil qui pince, obstacle sans jeu). Une pose stable garde sa stabilité parce que rien ne la bloque.
Compatibilité chauffage au sol et usage réel
Validez le couple « revêtement + chauffage » par le comportement : pas de sensations de dilatation brutale, pas de joints qui bougent après cycle. Une limite de référence en usage est de 28 °C maximum en surface. Qualitel (plancher chauffant)
Si vous observez une variation anormale lors des premières chauffes, alors l’action est de baisser la consigne et de vérifier les points durs avant de « compenser » par plus de chaleur.
| Symptôme observé | Cause probable | Vérification terrain | Correction typique |
|---|---|---|---|
| Bruit creux localisé | Creux du support, sous-couche plissée | Appui à la règle, inspection sous-couche en bord | Reprise locale du support si possible, re-pose de la zone |
| Grincement près d’un mur | Jeu périphérique insuffisant, point dur | Contrôle du jeu sous plinthe, seuils, obstacles | Dégagement périphérique, reprise des finitions |
| Joints qui s’ouvrent | Clips endommagé, poussière dans l’assemblage | Contrôle visuel du chant, test de reclip | Dépose locale, nettoyage, remplacement de lames si besoin |
| Sol qui « pousse » (légère bosse) | Dilatation bloquée | Recherche de zones pincées (portes, plinthes, seuils) | Libérer les points durs, rétablir le jeu |
| Aspect « escalier » sur des rangs | Dérive des premières rangées | Mesure de l’alignement sur plusieurs rangs | Reprise depuis la zone où la dérive commence |
Au moment de documenter votre chantier (photos, commande d’accessoires, rendez-vous), gardez une hygiène numérique simple : vérifiez les paramètres de confidentialité et la mention « cookies politique » des sites utilisés, surtout si vous passez par plusieurs agences.
Testez au pas avant de fermer avec les plinthes : c’est votre fenêtre de correction la plus simple.
Si un défaut est localisé, cherchez un point dur localisé : la cause est souvent au même endroit.
FAQ parquet flottant
Quel jeu de dilatation laisser aux murs ?
En pratique, un joint périphérique de 8 mm est une valeur fréquemment indiquée pour laisser le revêtement bouger sans se bloquer. Leroy Merlin (tutoriel pose) Le contrôle utile est simple : le jeu doit être continu, y compris derrière les radiateurs et au droit des huisseries. Si une zone est pincée, alors c’est souvent là que le sol se mettra en contrainte.
Peut-on poser sur un parquet existant ?
Oui, si l’ancien sol est stable, plan et sans lames qui bougent. Le repère terrain est le bruit et le mouvement : si ça pompe ou grince déjà, alors la pose flottante reproduira et amplifiera le défaut. La vérification consiste à contrôler la planéité à la règle et à supprimer les points saillants. Si l’ancien parquet est verni gras, alors le nettoyage et la compatibilité des couches deviennent prioritaires.
Sous-couche : laquelle choisir selon bruit et chaleur ?
Choisissez selon l’usage : acoustique recherchée, passage, contrainte de hauteur, et compatibilité chauffage au sol. Avec un chauffage au sol, l’objectif est de limiter la résistance thermique globale, tout en gardant un support régulier. Pour le confort, une limite de référence en surface est 28 °C. Qualitel (plancher chauffant) Si la sous-couche est trop compressible, alors les joints travaillent davantage.
Comment réussir les découpes autour des tuyaux et des portes ?
Commencez par contrôler le jeu autour des obstacles, puis coupez avec un gabarit. Le repère d’une bonne coupe est une lame qui se met en place sans forcer et qui garde une marge périphérique. Autour des tuyaux, percez proprement, puis refermez la pièce découpée et finissez par rosace. Sous les portes, détalonnez l’huisserie au gabarit revêtement + sous-couche pour éviter le point dur.
Quand remettre meubles et tapis après la pose ?
Remettez les meubles quand les finitions sont terminées et que le sol est propre, en évitant les glissements. Le repère à vérifier est l’absence de blocage périphérique : si un meuble lourd coince une plinthe ou un seuil, alors il peut limiter la dilatation. Pour les tapis, attendez que le sol ait vécu quelques cycles d’usage (marche, nettoyage léger) afin de confirmer l’absence de bruit creux ou de joints instables.
Une pose flottante propre repose sur une logique de contrôle : support plan, couches continues, jeu périphérique respecté, premières rangées irréprochables, découpes sans point dur, finitions qui ne bloquent pas. En procédant dans cet ordre, le revêtement reste démontable et réparable localement, ce qui sécurise la durée de vie. Si un doute persiste, reprenez le diagnostic à la source : un symptôme (bruit, ouverture, bosse) renvoie presque toujours à une contrainte ou à un défaut localisable, donc corrigeable.



